» L'actualité d'André Gautier

Décembre 2019
18 André Gautier candidat aux élections municipales de mars 2020 à Dieppe Un nouveau président pour habitat 76
Octobre 2018
31 Sauvegardons les pelouses de la plage de Dieppe
Juillet 2018
16 Dieppe : Compte administratif 2017 - juillet 2018
16 Bilan à mi-mandat
Mai 2018
31 Pour le maintien des CIO
Avril 2018
05 Dieppe : budget principal 2018
Février 2018
21 Le 17 février 2018 : samedi noir pour notre ville.
Janvier 2018
22 Dieppe a perdu près de 2000 habitants en 5 ans.
Décembre 2017
06 SEMAD - Conseil communautaire Dieppe-Maritime du 30 novembre 2017
Octobre 2017
31 Antoine Rufenacht, un demi siècle au service de l'état
Septembre 2017
04 Bonne rentrée
Juillet 2017
20 Conseil communautaire Dieppe-Maritime du 20 juillet 2017 : Intervention d'André Gautier
03 Travaux RD 75 : le Maire de Dieppe fait trainer les choses
Mai 2017
24 Pour une conférence territoriale sur la carte et la réussite scolaires
02 Election du Président de l’Agglomération Dieppe-Maritime - 2 mai 2017 -
Avril 2017
13 Communiqué de Presse : L’Agglomération doit rassembler, pas exclure
Mars 2017
28 Séance du Conseil Départemental, réaction d'André Gautier
13 Parrainage pour l'élection présidentielle de 2017
Février 2017
07 Carton rouge au Maire de Dieppe
Septembre 2016
29 Habitat 76 innove
Août 2016
20 Cérémonies du 74ème anniversaire du Raid du 19 Aout 1942
16 Primaire de la droite et du centre
10 Inauguration au Mémorial du 19 Aout 1942
07 Fête du Cheval à Quiberville
Juillet 2016
16 Hommage aux victimes de Nice
Juin 2016
22 Danièle THETIOT va nous manquer
07 Le conseil Municipal du 2 Juin
06 Refonte des bourses scolaires départementales
02 Les élus du pays Dieppois avec Bruno Le Maire ce soir à Rouen
Mai 2016
26 Harmonisation du prix de l'eau : rétablissons la vérité
24 La droite fait déjà le Bilan
08 Cérémonies du 8 mai
Avril 2016
26 Communiqué de presse : harmonisation du prix de l’eau sur le territoire de l’agglomération.
25 L'agglo agit pour le logement
18 Communiqué de presse : la politique de stationnement à Dieppe
09 les prix du stationnement s'envolent
Mars 2016
29 Hommage à Edouard LEVEAU
Février 2016
26 Le nouveau tracé de la route de Pourville
26 Soutien à nos agriculteurs
17 Soutien à la candidature de Bruno LE MAIRE à la Primaire
17 Alpine le retour
12 Dieppe : Débat d'orientation budgétaire
Janvier 2016
29 Cérémonie des voeux des Républicains à Dieppe
05 Cérémonie des voeux de Pascal Martin
04 Hervé Morin élu premier président de la Normandie ce matin à Rouen.
Décembre 2015
17 Journée mondiale du bénévolat
14 la Normandie conquise ! Merci Hervé !
11 pour que notre région réunifiée retrouve enfin une destinée conquérante !
09 Pose de la premières pierre de la demi-pension du Collège Jean Cocteau d'Offranville
Novembre 2015
20 Tribune de Bruno Le Maire
07 Audit Financier du Département de la Seine-Maritime entre 2004 et 2014 - récit d'une catastrophe
06 Dieppe : inauguration du port à sec
02 Réunion publique à Dieppe - Mardi 10 novembre à 19h30
Octobre 2015
27 Assemblée générale des Anciens Sapeurs Pompiers à Caudebec-en-Caux
20 Visite du Centre d'incendie et de secours d'Offranville
14 Avec Hervé Morin à Dieppe ce lundi soir
07 Un avenir pour le Transmanche
03 Projet de SDCI : Incohérence et consternation
Septembre 2015
28 Congrès annuel des sapeurs pompiers de France
22 Réalisons la grande agglomération
20 Rencontre avec les associations dieppoises
17 Soutien à La Normandie Conquérante avec Hervé Morin
15 Signature du contrat de ville à Barentin
Août 2015
04 Un avenir pour le transmanche
Juillet 2015
27 Inauguration du nouveau centre d'entrainement des sapeurs pompiers
Mai 2015
08 Cérémonies du 8 mai
07 André gautier nouveau Président du SDIS 76
Avril 2015
08 Sécurisation du passage à niveau de St Aubin-sur-Scie
Mars 2015
30 Merci
30 Résultats du 2ème tour
27 Mobilisez-vous !
25 Canton Dieppe 1 : le vote gagnant
23 Résultats du 1er tour
20 Vendredi 20 mars : Réunion publique à Offranville
19 Soutien de Bruno Le Maire
19 Soutien de Nicolas Sarkozy
19 Alain Juppé soutient notre candidature
Avril 2014
01 Merci
Mars 2014
27 Dimanche c'est Dieppe communiste ou Dieppe au Coeur
16 Discours du 12 mars 2014 - Salle Paul Eluard
Février 2014
10 sauvons le transmanche
06 intervention d'André Gautier sur France Bleu ce matin
03 VOTE PAR PROCURATION
Janvier 2014
28 Discours Danièle THETIOT, Chef de file UDI sur Dieppe, 27 Janvier 2014
28 Discours d'André Gautier du 27 janvier 2014
25 Le pont Colbert
19 Invitation à la cérémonie des voeux du 27 janvier 2014
Décembre 2013
31 Mes voeux aux dieppois
30 IFCASS : La proposition d’André GAUTIER à la députée.
30 Stationnement : l’échec de la politique PC/PS
Novembre 2013
30 Intervention de Danièle Thétiot lors du conseil municipal du 28 novembre
15 Le discours d'André Gautier lors de la réunion du 14 novembre
04 Les socialistes ont des cheveux mais ils n’ont pas de mémoire…
01 La réalité fiscale de Dieppe
Octobre 2013
21 Emploi régional : ça s’aggrave !
16 EPR
07 Une procédure d’attribution d’un marché public de travaux de voirie qui suscite le doute
02 Le Pont Colbert : l’entêtement des socialistes
01 Le chômage s’aggrave à Dieppe
Septembre 2013
28 Dieppe : zone de matraquage fiscal

Mars 2017

Séance du Conseil Départemental, réaction d'André Gautier

Séance du Conseil Départemental
28 mars 2017

Débat de politique départementale. Sujet groupe PS : « les départements dans le prochain quinquennat »

Réaction d’André GAUTIER

Merci, Monsieur le Président.

Le moins que l’on puisse dire, s’agissant du quinquennat qui s’achève, fort heureusement, c’est qu’il aura été particulièrement néfaste, pour l’ensemble du pays, mais aussi, et surtout, pour les collectivités territoriales.

Des collectivités que le Président Hollande a trahi d’abord en leur imposant des cures d’austérité sans précédent puis en dessinant sur un coin de table une réforme territoriale qui ne fut pas un moment fondateur et constructif mais une petite négociation entre amis.

C’est par coupes de milliards d’euros que les gouvernements AYRAULT puis VALLS, puis CAZENEUVE ont démantelé, siphonné, purgé les finances des communes et des départements avec une brutalité invraisemblable.

Incapable d’endiguer la crise économique qui sévit toujours et d’inverser la courbe du chômage, le Président HOLLANDE n’a eu de cesse de reporter, sur les collectivités territoriales, les efforts de redressement des comptes publics dans lesquels il s’est montré incapable d’engager l’Etat.

Pire encore, le Gouvernement a chargé un peu plus la barque des communes

  • à coup de nouvelles normes, toujours plus contraignantes,
  • avec le transfert de compétences sans compensation,
  • sans oublier la réforme des modes de délivrance des passeports, des Cartes Nationales d’Identité,
  • ou la réforme des rythmes scolaires, à l’utilité contestée, continuent de grever les finances des communes pour des résultats dont nous pourrions discuter.
    • Les nouveaux rythmes scolaires n’ont pas réduit l’échec scolaire
    • Le ministre de l’Éducation nationale, a fait acte de dogmatisme et a marqué de son sceau idéologique son bref passage, en nous infligeant cette « réforme des rythmes scolaires » pour l’enseignement primaire qui n’aura d’effet tangible que son coût.

C’est tellement plus facile d’être idéologue, lorsque l’on ne paie pas !

Le collège a eu le droit , lui aussi, à sa propre réforme.

À chaque ministre sa réforme !

C’est la ministre suivante qui s’est attelée à la tâche.

En Seine-Maritime cela ne sera pas gratuit non plus, les transports scolaires, bientôt transférés, vont se compliquer, et sans doute de nouveaux circuits de ramassage et de desserte des établissements vont ils devoir être mis en place.

Rien de grave me direz-vous, ce n’est pas non plus l’Etat qui paie !

De la même manière, pour nos collectivités départementales l’addition s’est considérablement alourdie pendant ces 5 dernières années :

  • Absence de compensation d’un RSA qui explose, et c’est une addition de plusieurs centaines de millions d’euros ;
  • transfert de la maintenance informatique des collèges pour quelques millions d’euros par an, excusez du peu,

et pour ne parler que de cela.

Ajoutons une loi NOTRe qui, entre autres, en transférant les transports scolaires aux Régions, rogne encore le peu de marge de manœuvre qui restait aux départements…

Sans oublier la baisse continue de la DGF, 60 millions d’euros pour la Seine-Maritime, pour parfaire le tableau du quinquennat qui touche à sa fin…

Permettre simplement aux départements de payer le RSA n’est même plus une priorité, pour ce gouvernement !

Nous comprenons donc que vous parler du prochain quinquennat, car celui qui s’achève sera à oublier.

Mais penser à un nouveau quinquennat, avec les mêmes, c’est plutôt inquiétant.

Ça l’est d’autant plus que deux anciens ministres ayant œuvré, je dirai même sévi, lors du quinquennat précédent sont candidats à l’élection présidentielle.

L’un d’entre eux, même, semble plutôt bien placé, si l’on en croit les sondages d’opinion.

L’Assemblée des Départements de France a réuni le 8 mars dernier 6 candidats à la présidentielle.

Deux se sont fait représenter, quatre autres nous ont fait l’honneur de leur présence.

Ils étaient invités à s’exprimer sur la réforme territoriale, sur les dépenses des collectivités, le statut de la fonction publique territoriale ainsi que sur les politiques sociales.

En toile de fond : l’avenir ou plutôt le devenir des départements, et en presque subliminal cette question des politiques sociales, notre spécialité, pour ceux qui seraient tentés par la suppression des départements.

Sur l’avenir des départements les candidats situés aux extrémités du champ politique proposent aux départements un produit « sur mesure » : avec Jean-Luc MELENCHON et Marine LE PEN, ajoutons Nicolas DUPONT-AIGNAN, nous n’entendons que ce que nous souhaitons entendre. Ou plutôt ce que les candidats pensent que nous souhaitons entendre : on garde les départements.

Les candidats les moins à l’aise avec le suffrage universel instaurent de la proportionnelle dans le mode de scrutin,

celui qui est le moins à l’aise avec la parité supprime le scrutin binominal.

Les deux anciens ministres du quinquennat précédant nous affirment, quant à eux, vouloir également conserver l’échelon départemental. C’est heureux.

L’ancien ministre de l’économie envisage de les garder.

Il commence par l’affirmer, haut et fort.

Puis il envisage d’en réduire le nombre de 25%. Pour quelqu’un qui voulait les conserver cela paraît déjà contradictoire.

Il envisage surtout, nous dit-il, de poser la question du maintien du Département lorsqu’une métropole est érigée au sein du territoire départemental.

Nous retrouvons chez l’ancien ministre de l’Education nationale, le même double discours. Les Départements, oui, nous les gardons mais quand une métropole s’installe dans le Département…. Cela n’est pas si sûr.

Nous n’en saurons pas plus.

Chacun de ces deux candidats à l’élection présidentielle fait passer les métropoles devant les Départements, sans dire clairement qu’il compte les supprimer, tout en prônant la réduction de 25% du nombre pour l’un d’entre eux.

Si l’on ramène cela à la fusion, cette fois-ci assumée des départements métropolisés, on peut comprendre que des super-départements, super-ruraux se partageront le paysage institutionnel français avec les Métropoles.

Bref, une France à deux vitesses est en train de se profiler, Monsieur le Président, mes chers collègues, et cela dépasse de très loin la simple question de principe du maintien ou non de notre collectivité départementale à laquelle nous sommes attachés.

Cela pose la question d’un pays en recul sur les territoires ruraux, en recul sur l’aménagement du territoire, en recul sur le principe d’égalité, principe gravé dans le marbre de notre Constitution, et pas seulement celle de 1958, mais dans l’histoire constitutionnelle, dans l’histoire tout court de notre République.

Ces deux candidats, Messieurs HAMON et MACRON sont les candidats de la fracture des territoires.

La seule différence de fond entre l’un et l’autre réside dans l’habileté à masquer ses contradictions, entre le discours et les vrais projets.

Les politiques sociales sont également un sujet d’interrogation des candidats, ou de leurs représentants.

Les deux anciens ministres rivalisent.

L’un indique avec ferveur que « la méthode concernant le gel et la baisse des dotations aux collectivités territoriales n’est plus tenable, n’est plus soutenable ».

Prenons en acte, il appartient à la même formation politique que le Président sortant, il a appartenu aux mêmes gouvernements que son collègue Ministre des finances.

Ce dernier, d’ailleurs, propose, lui, d’accentuer la décentralisation des dépenses sociales, puis, environ 40 secondes plus tard, je cite, souhaite vivement que « le versement et le financement du RSA soient re-centralisés ».

Chers collègues, ca donne le tournis.

Si quelqu’un y comprend quelque chose, je suis preneur d’une explication de texte.

En vérité cela n’est pas très sérieux.

Les deux candidats issus du Parti socialiste n’ont visiblement pas d’idée précise ni sur le devenir institutionnel ni sur les compétences futures des départements et leur articulation avec les métropoles pour le prochain quinquennat.

Monsieur le Président, mes chers collègues, c’est inquiétant pour le  devenir des départements.

Les programmes de ces deux anciens de l’équipe sortante, tels qu’ils les ont décrits, dans leurs imprécisions, volontaires ou involontaires, dans leur « métropolisme » plus ou moins assumé ne sont pas vraiment rassurantes.

Qui, demain, financera les solidarités, humaines, territoriales si la France est divisée en deux, entre les territoires riches et les territoires dont la désertification aura été accentuée ?

Des départements aux moyens rabotés, sur des territoires appauvris, face à des métropoles qui siphonneront toute la création de valeur ajoutée ?

Cette performance économique que les deux anciens ministres tentent de nous fourguer, comme une voiture d’occasion mal repeinte, repose sur une division du pays.

Elle repose sur une triple fracture : une fracture sociale, une fracture économique, une fracture territoriale.

Et le candidat de la droite et du Centre, dans tout cela ?

Ce même 8 mars devant les élus de l’ADF, il s’est prononcé pour un moratoire de la réforme territoriale,

afin que le pays souffle, le temps que ses élus s’attellent à l’essentiel : penser et mettre en action le redressement économique du Pays.

Sans fracture, sans bipolarisation des territoires, sans ériger des murs entre les territoires.

Sans promettre non plus que les dotations pourront ré-augmenter, mais, en réalisme, en en amortissant l’inévitable baisse, dans un pacte de confiance incitatif pour les collectivités à maitriser leurs dépenses.

François FILLON souhaite un pacte  Etat-territoires.

Un pacte car les relations entre l’Etat et les collectivités doivent être des relations de partenaires et non d’obligés.

Le contrat plutôt que l’obligation venu d’en haut.

Avec 2 principes : la liberté et la responsabilité.

Liberté et responsabilité dans un contrat financier de mandature parce-que les collectivités doivent avoir une vision pluriannuelle de leurs ressources.

Liberté et responsabilité de décider au plus près du terrain ce qui est pertinent pour les citoyens

Liberté et responsabilité de gérer les mutualisations et engager les simplifications que les collectivités jugent nécessaires au  niveau local.

Le quinquennat qui s’achève fut, je le redis, une catastrophe pour les collectivités.

Le prochain pourrait mener le pays vers des schémas inacceptables, vers une métropolisation du territoire.

Ce ne sont pas seulement les Départements, mais toutes les collectivités territoriales qui pourraient avoir à souffrir, à nouveau, de ce chaos institutionnel, promu par les deux anciens Ministres, aujourd’hui candidats, si l’un d’entre eux venait à être élu.

 

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Parrainage pour l'élection présidentielle de 2017

Engagement pris, engagement tenu : Soutien au candidat de ma famille politique, François Fillon.